(Photo by Tom Pennington/Getty Images)

//Par Simon Beaugars//

Deux ans après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les électeurs américains sont appelés dans 2 jours aux urnes pour renouveler le Congrès, soient l’ensemble de la Chambre des Représentants composée de 435 sièges et 35 sièges du Sénat sur les 100 sièges. Contrairement à l’élection présidentielle, ce sont tous les américains qui votent directement pour leurs Représentants, bien qu’en général l’abstention atteint 50% des électeurs.

Quels sont les enjeux de ces « Midterms » (les élections de mi-mandat) ?

Les « Midterms » étant historiquement défavorables au parti du Président, les Démocrates semblent bien positionnés pour faire basculer la Chambre des Représentants. Dans ce cas précis, l’administration Trump aurait bien plus de mal à faire adopter ses propositions de lois, par exemple la construction du mur à la frontière mexicaine se verrait définitivement abandonnée.

Malgré une campagne à coup de centaines de millions de dollars, il semble difficile pour les Démocrates de faire basculer le Sénat étant donné que sur les 35 sièges en jeu, 26 sont déjà démocrates. L’argent ne garantit pas toujours un siège sous la coupole du capitole…

Aucun doute, pour Donald Trump, ces élections sont un référendum sur sa personne.

Que se passera-t-il sur les marchés financiers ?

Dans tous les cas, Trump resterait dans le jeu, même affaibli. Une bonne partie des investisseurs semblent considérer que le Président américain diminuera la pression sur la Chine en matière de tarifs douaniers en cas de victoire 
à ces « Midterms ». Mais tout n’est pas si simple dans l’Amérique de Donald Trump. En effet, si détente il y a, elle n’interviendra sans doute pas avant la rencontre prévue entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, en marge du sommet du G20 qui se tiendra les 30 novembre et 1er décembre, en Argentine.

Et même si leur intérêt commun à très court terme plaiderait pour un apaisement des tensions, le président Trump voit toujours en la Chine la puissance susceptible de détrôner les Etats-Unis sur le plan économique dans la décennie à venir. Le président américain pourrait ne pas se contenter des 10% de taxes instaurés sur les 200 milliards d’exportation de biens chinois en Septembre dernier et pourrait renouveler la manœuvre dans le but de constituer un solide argument de campagne pour son éventuelle réélection au prochain scrutin présidentiel de 2020. « Quand les deux plus importantes économies mondiales – les Etats-Unis et la Chine – s’affrontent, cela crée une situation dans laquelle tout le monde va souffrir » souligne Maurice Obstfeld, économiste en chef du FMI. L’institut international a d’ailleurs abaissé ses prévisions de croissance du PIB cette année et l’an prochain, respectivement à 3,9% et 3,7%.

La politique économique de Donald Trump n’aurait pas fini de provoquer des remous sur les marchés. Le déficit budgétaire a atteint 779 milliards de dollars au cours du dernier exercice, soit 3,9% du PIB. Une augmentation de 0,4% de point de PIB par rapport à 2017 et les experts n’écartent pas un déficit atteignant les 5% avant 2020, en raison de la baisse des impôts et d’un programme de relance économique en cas de victoire des républicains.

 

 

Sources :

https://www.lalettredelabourse.fr

http://www.lefigaro.fr

https://www.challenges.fr

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