//Par François Le Floch//

 

Après une ascension spectaculaire, les GAFAM ont vécu une chute violente ces derniers mois. Ils ont de plus en plus de mal à trouver grâce aux yeux des investisseurs. Pour rappel, cet acronyme fait référence aux géants américains Google (côté sous le nom Alphabet), Amazon, Facebook, Microsoft et Apple. Un indice, le NYSE Fang+, a d’ailleurs été créé pour suivre leurs performances ainsi que celles d’autres champions de l’innovation tel que Netflix, Alibaba, Twitter ou encore Tesla.

Au 20 Juin dernier, l’indice a atteint son plus haut historique, affichant une évolution de 37% depuis le début de l’année : son avance a depuis fondu à un petit +5% (voir graphique ci-dessous). Les raisons de ce retournement sont multiples. Le contexte boursier défavorable est la preuve que ces entreprises ne sont pas immunisées face aux reversements de marché. La guerre commerciale, les remontées de taux d’intérêt, les interrogations sur la fin de cycle économique, sont autant d’éléments qui font que les motifs d’inversion au risque se multiplient.

 

Etant donné une exposition au risque qui se renforce mois après mois, les investisseurs réduisent petit à petit leur exposition sur ces valeurs pour des raisons fondamentales, ce qui continue à alimenter le sentiment de marché à propos d’un prochain cycle baissier. Facebook en avait été l’exemple cet été, avec des commentaires inquiétants autour de sa publication trimestrielle. La direction avait annoncé un ralentissement de la croissance en Europe, notamment impactée par le scandal de la protection des données des utilisateurs. Les investissements nécessaires pour palier à ce problème devraient pénaliser la rentabilité de l’entreprise.

Concernant Alphabet, la marge et le chiffre d’affaires se sont révélés inférieurs aux attentes, et chez Amazon, ce sont les perspectives qui sont décevantes. En tout et pour tout, le prétendu GAFAM dont on entend parler de plus en plus, ce sont plus de 600 milliards de dollars qui se sont évaporés en un mois et demi.

On observe donc une tendance baissière prononcée sur le marché technologique américain, qui devrait se poursuivre si les conditions de marché continuent de se détériorer. Et cette correction a contaminé les valeurs technologiques du vieux continent : le Stoxx Europe 600 Technology a décroché de 20% depuis son plus haut historique de mi-juin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *