//Par Matthieu Poisson//

Que ce soit pour laisser un tiers gérer et faire fructifier son argent, réduire son IFI (ex ISF) en achetant des parts dans des sociétés d’exploitation forestière, acheter de l’assurance-vie ou encore investir dans un PEA (plan d’épargne en actions) fiscalement intéressant quand on joue sur une durée comprise supérieure à 5 ans, l’Asset Management a toutes les raisons de prospérer à l’heure ou le livret A fait perdre de l’argent (inflation supérieure à 0,75%). Alors pourquoi pas vous ?

Conseillers en gestion de patrimoine : une collecte en constante croissance

Chez BNP Paribas Cardif, la collecte en assurance-a dépasse les 17 milliards d’euros en 2018 contre 7,2 milliards en 2017, preuve d’un engouement croissant.

« Le moral des CGPI est au beau fixe et même au plus haut depuis que nous menons l’étude : 93 % d’entre eux estiment que leur profession se porte bien, voire très bien. » chez BNP Paribas Cardif France. Attention tout de même à la digitalisation et à l’évolution de la réglementation qui restent des freins au développement des cabinets de gestion de patrimoine.

Autre facteur non négligeable de croissance les particuliers ont maintenant tendance à privilégier leurs conseillers en gestion de patrimoine plutôt que leur banquier. En témoigne : 91 % des clients des conseillers en gestion de patrimoine ont une bonne ou très bonne image d’eux et en plus de cela ils sont 78 % à s’estimer mieux conseillés par leur conseiller en gestion de patrimoine que par leur banquier.

Qui dit profit dit risque

Le secteur de la gestion d’actifs et de patrimoine a pour objectif premier de faire prospérer ou de conserver le patrimoine de ses clients via l’investissement qui comporte de nombreux risques. Le gérant, décisionnaire des investissements, évalue les opportunités de gains ainsi que les risques pris pour un investissement. Ces risques se décomposent en quatre grandes catégories comme l’explique Nicolas Pierre, diplômé du Master Spécialisé Techniques Financières de l’ESSEC et analyste en Investment Risk dans son interview pour AlumnEye.

Le risque de marché est le risque de pertes liées aux fluctuations de la valeur de marché des positions en portefeuille (actions, devises et matières premières).

Le risque de liquidité est le risque de ne pas pouvoir céder son actif, de ne pas pouvoir fermer une position. Cela peut avoir deux conséquences : empêcher la plus-value immédiate ou ne pas permettre de limiter la moins-value.

Le risque de crédit/contrepartie est le risque qu’un acteur de l’investissement ne puisse faire face à ses obligations (pour une obligation par exemple). Il est évalué via l’analyse des flux de Credit Default Swap (CDS, très présents lors de la crise des subprimes, c’est un indicateur de la probabilité de défaut de l’acteur évaluée par le marché).

Le risque de valorisation est le risque que le prix d’une position en portefeuille ne soit pas son prix véritable du fait qu’il ne puisse pas être déterminé en temps réel : actif surévalué ou sous-évalué.

Une des problématiques de la gestion est l’augmentation de la part de marché des fonds indiciels, ce qui constitue de la gestion passive. Cet engouement est lié au fait que statistiquement une petite partie des gérants actifs (qui n’investissent pas dans ces indices de référence, le CAC 40 par exemple) parviennent à surperformer leurs indices de référence (EuroStoxx 50 par exemple) sur le long terme une fois les frais de gestion prélevés (frais d’entrée, frais de gestion et de déplacement des capitaux, frais de sortie). En somme, un gérant pourrait préférer investir dans un indice de référence pour augmenter ses chances de faire des gains sur le long terme.

Les sociétés de gestion de patrimoine réalisent de la « gestion pour compte de tiers », on y trouve deux catégories : la gestion sous mandat : la société gère le compte d’un seul client ou d’un groupe de clients qui lui a délégué la gestion du fonds ; la gestion collective : fonds dans lequel on retrouve un grand nombre d’investisseurs et de parts. Il est géré selon une même orientation stratégique correspondant au profil adapté à ces investisseurs.

Le fonctionnement d’un cabinet de gestion de patrimoine

Le cœur même du métier de l’Asset Management est la chaîne Front-to-Back (voir schéma situé ci-après). Le Front Office regroupe les différents opérateurs de marché en lien direct avec les marchés boursiers (gérants de fonds, analystes financiers, sales, broker), le Middle Office réalise les différentes tâches de contrôle sur les opérations (contrôle des risques, validation / confirmation des ordres…) et enfin le Back Office s’occupe des tâches administratives (calcul de valeur liquidative, souscription-rachat de parts, portefeuille client).

Sources :

-https://www.alumneye.fr/quest-ce-que-lasset-management/

-http://communautes.agefi.fr/status/15437

-https://www.lesechos.fr/01/10/2018/lesechos.fr/0302331647264_conseillers-en-gestion-de-patrimoine—une-collecte-en-plein-essor.htm

-https://meritis.fr/finance/asset-management-quelques-mots/

-https://meritis.fr/finance/front-office-asset-management/

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