// Par Abdelmounaïm MESBAHI //

C’est un petit monde en effervescence dans l’univers de la finance. Les entreprises de fintech (pour Financial Technology) enregistrent des records en termes de levées de fonds depuis ces dix dernières années, et particulièrement en 2018.

Pour mieux appréhender le sujet, une fintech désigne généralement une start-up innovante qui utilise les technologies du numérique, du mobile, de la blockchain et de l’intelligence artificielle pour repenser les services financiers des banques traditionnelles et les rendre plus accessibles au grand public. Elles ont connu un net essor après la crise financière de 2007 avec l’apparition de banques 100% en ligne (appelées néo-banques) telles que N26 et Revolut. Il s’agit également du paiement mobile comme PayPal ou Lydia qui changent la donne. L’arrivée de ces acteurs disruptifs dans le domaine de la banque de détail a poussé les banques traditionnelles à suivre le pas et à développer des offres de banque en ligne comme l’a fait LCL, BNP Paribas et ING.

Depuis ces cinq dernières années, les fintech ne cessent d’accumuler les records avec des levées de fonds toujours plus importantes et toujours plus de transactions traitées. En 2018, ces entreprises ont levé près de 40 milliards de dollars ce qui représente une hausse de 120% par rapport à l’année 2017. Le nombre d’opérations effectuées par les fintech sont aujourd’hui autour de 1700 par an avec une augmentation plus modeste de 15%, mais l’engouement vient du volume de ces opérations qui se compte en millions de dollars chacune. Le montant total des opérations traitées avoisine les 25 milliards de dollars pour l’année 2018.

Si le marché américain est là où les fonds de capital-risque investissent le plus en fintech, son homologue asiatique connait une forte croissance et a enregistré un nouveau record l’année passée avec Ant Financial, filiale financière du géant du e-commerce Alibaba et qui gère Alipay, qui a levé 14 milliards de dollars. L’Asie est également en deuxième position après les Etats-Unis en nombre d’opérations et pourrait même dépasser les Etats-Unis en 2019 selon un rapport de CB Insight.

Le terme fintech, bien que peu connu du public, représente finalement des services financiers du quotidien allant du paiement sur mobile à la cryptomonnaie en passant par le crowdfunding (financement participatif) et la banque en ligne. Ces technologies sont appréciées par les utilisateurs et suscitent l’intérêt des investisseurs, à tel point que les banques traditionnelles et les GAFAM s’y intéressent en développant leurs propres services de paiement (Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay, etc.). Apple va jusqu’à annoncer en début d’année le lancement de sa propre carte de crédit autour de son service de paiement sur mobile en partenariat avec Goldman Sachs et Mastercard, tandis que JP Morgan a lancé en fin d’année dernière sa cryptomonnaie “JPM Coin” réservée à ses clients.

Sources :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/c-est-quoi-une-fintech-680118.html

https://www.lesechos.fr/23/07/2018/lesechos.fr/0302019850770_les-investisseurs-se-ruent-vers-les-fintech.htm

https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0600601484539-les-fintech-ont-leve-le-montant-record-de-40-milliards-de-dollars-lan-dernier-2240946.php

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