// Par Matthieu Poisson//

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Les Exchange Traded Funds (ETF) sont des OPCVM (Organismes de placement communs de valeurs mobilières) indiciels cotés sur les marchés réglementés d’Euronext.

Les ETF cherchent à répliquer les variations d’un indice, à la hausse comme à la baisse. Il s’agit donc d’une gestion passive – contrairement à la gestion active qui cherche à surperformer l’indice de référence du fonds – permettant au produit d’avoir une variation similaire à celle de son sous-jacent (CAC 40, Eurostoxx 50…). Les tâches administratives et les frais de gestion (intervention sur les marchés par exemple) par conséquence sont donc moindre que pour la gestion active. Il intervient de façon très limitée sur l’ETF et par conséquent les frais de gestion sont moins élevés que les fonds gérés de manière active.

Concernant la réplication de l’indice sous-jacent, elle peut prendre deux formes : soit physique soit synthétique. En ce qui concerne la réplication physique, le gestionnaire gère l’ETF comme un fonds indiciel traditionnel et détient les titres dans son portefeuille. L’avantage de cette méthode est la transparence offerte à l’investisseur puisqu’il connaît exactement la composition du sous-jacent.

Avantages des ETF

Grâce aux ETF, les investisseurs ont accès à l’ensemble des composants de l’indice, et cela en une seule transaction.

Les coûts réduits des ETF rendent ces produits très attractifs pour une gestion de portefeuille optimisée. Avec les ETF, vous bénéficiez des variations du sous-jacent sans avoir à acheter chacun de ses composants, ce qui rend indéniablement les ETF très économiques et efficaces. Il n’y a ni frais d’entrée ni frais de sortie et l’absence de gestion active permet aux ETF d’avoir des frais annuels réduits.

Une crise à venir

Rendu célèbre par la crise des subprimes et son personnage dans « The Big Short », le docteur Michael Burry a été l’un des premiers à miser sur l’effondrement du marché immobilier américain. Il parie aujourd’hui sur la cause de la prochaine bulle financière : les ETF et fonds indiciels largement plébiscités pour la gestion passive.

Dans une interview donnée à Bloomberg, le gérant de Scion Asset Management évoque une bulle similaire à celle des CDO (Collateralized Debt Obligation), produits adossés à des prêts immobiliers d’emprunteurs non solvables.

L’essor de la gestion passive

Pratiquée par des fonds d’investissement comme BlackRock ou Vanguard, la gestion passive comme dit précédemment cherche à répliquer les vaiations d’un indice boursier. L’économiste américain John Bogle avait dressé en 1976 le constat suivant : « Les gérants font rarement mieux que les marchés. Les rares d’entre eux qui parvenaient à surperformer les principaux indices durant quelques années rentrant dans le rang sur le long terme. Pire, en prenant en compte leur rémunération (très chère), le rendement final pour les investisseurs ressort généralement en deçà des indices ». Aujourd’hui la proportion des investissements passifs atteint 43% du marché outre-Atlantique et 30% en Europe.

« Les fonds indiciels devraient finir par dépasser la barre de 50% (du marché actions américain), poursuivait-il. Si c’est le cas, les “trois grands” (BlackRock, Vanguard et State Street) posséderont 30% de la Bourse américaine : un contrôle effectif. Je ne crois pas qu’une telle concentration servira l’intérêt national », s’interrogeait-il dans une tribune du Wall Street Journal en novembre 2018.

Risques de la gestion passive et des ETF

Actuellement les flux de capitaux continus à destination des ETF pourraient créer une distorsion de marché (situation dans laquelle la capitalisation des entreprises ne reflète pas la réalité économique des entreprises). « Comme pour la plupart des bulles, plus cela dure longtemps, plus le krach sera grave », rajoute John Bogle.

Selon John Bogle cette situation est très préoccupante et s’apparente à la période précédant la crise des subprimes « la fixation des prix sur le marché ne se fait plus via une analyse des fondamentaux (…) mais par des flux massifs de capitaux ».

John Bogle prend comme exemple la salle de spectacle : « la salle de spectacle continue de se remplir alors que la porte de sortie reste la même », en cas de retournement de marché les conséquences seraient donc potentiellement dévastatrices pour l’économie.

Sources :

https://www.tradingsat.com/actualites/marches/michael-burry-vedette-du-film-the-big-short-designe-la-prochaine-bulle-financiere-878279.html
https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-crise-de-2019-celle-qui-ridiculisera-toutes-les-autres-1317882
https://www.boursedeparis.fr/centre-d-apprentissage/les-etfs
https://www.boursedeparis.fr/centre-d-apprentissage/les-etfs/les-avantages-des-etfshttps://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/les-etf-fonctionnement-avantages-et-risques-84ded01469150d62437a74761c43b89b

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