// Par Oleh KUSHKA //

L’assurance-vie est le deuxième moyen de placement préféré des Français juste après l’immobilier. L’assurance-vie c’est plus de 30 millions de personnes concernées avec plus de 54 millions de contrats souscrits et près de 1,5 milliards d’euros investis. Voici pourquoi elle connait un tel succès.

  • La plus rentable des placements classiques

L’assurance-vie (2% en moyenne) rapporte davantage que les classiques livrets A ou développement durable (0,75%). Les rendements de l’assurance-vie connaissent une croissance linéaire depuis 2018 et cette tendance se confirme en 2019. 

  • Liberté d’investissement et souplesse 

Vous pouvez adopter votre propre rythme d’investissement même s’il existent des montants minimums variant selon l’assureur. Faut bien tenir compte de ce facteur avant de choisir votre prestataire. En ce qui concerne la souplesse, elle se traduit par l’absence d’âge légal pour l’ouverture d’un contrat, ainsi vous pouvez constituer une future épargne pour vos enfants. 

  • Une fiscalité avantageuse 

Le capital de départ n’est pas taxé et seuls les produits obtenus le seront, cela uniquement après la période de rachat. La fiscalité dégressive vous permet une optimisation fiscale après 8 ans de détention du contrat. 

Par exemple, un célibataire peut ainsi retirer chaque année 4 600€ de produits sans impôts de tous contrats d’assurance-vie mais il paiera 7,5% d’impôts sur le revenu. 

Dans le cas où le retrait se ferait avant les 8 ans de détention, d’autres prélèvements et impôts seront dus. Ils peuvent varier selon la date du versement et du type de taxation choisi. 

  • Une épargne disponible 

Là encore il y deux possibilités :

  1. Vous pouvez retirer une partie ou même liquider votre contrat même si les conditions fiscales ne seront pas favorables.
  2. Vous pouvez demander une avance à votre assureur pour répondre à un besoin temporaire de trésorerie sans perdre l’antériorité fiscale. Cependant, la valeur de l’avance ne peut pas dépasser 80% de la valeur des contrats en euro. Bien évidemment, cette avance doit être remboursée, à défaut, la somme due sera déduite de la valeur du contrat par l’assureur. 
  • Une transmission libre 

A l’ouverture de votre contrat, vous devez désigner le ou les bénéficiaire(s) de l’argent emprunté. Le lien familial n’est pas obligatoire. 

L’exonération de droit de succession s’applique jusqu’à 152 500€ par bénéficiaire avant l’âge de 70 ans. Au-delà de ce seuil, les sommes sont soumises à un prélèvement de 20% pour la part taxable excédant 700 000€ euros et 31,25% au-delà. 

Si vous alimentez votre contrat après vos 70 ans dans la limite de 30 500 euros (tous contrats d’assurance-vie confondus), vous bénéficieriez d’une exonération des droits de succession (hors prélèvements sociaux). Les versements excédant 30 500 euros seront soumis aux droits de succession selon le barème légal et en fonction du lien de parenté entre l’assuré et le bénéficiaire en application de l’article 757 B du code général des impôts.

Les produits correspondant aux versements effectués après les 70 ans sont totalement exonérés (hors prélèvements sociaux).

Selon les statistiques, les Français sont très méfiants des supports risqués (OPCVM actions, OPCVM obligations, OPCVM diversifiés, SCPI, produits structurés…) et font plutôt confiance à des supports plus sécurisés (les fonds immobiliers ou monétaires) pour leurs assurances-vie. 

Sources :

https://www.gmf.fr/assurances-epargne/epargner-preparer-avenir/savoir-pour-prendre-les-bonnes-decisions

https://www.cbanque.com/assurance-vie/fiscalite-deces.php

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