// Emma Brin-Vervat //

Alors que l’écologie est au coeur des débats en Europe et dans le monde, les banques européennes deviennent de plus en plus réticentes ou sont incitées à arrêter de financer les activités nocives pour la planète. En effet, l’exploitation des énergies fossiles est fortement contestée. C’est pourquoi un groupe d’actionnaire de Barclays lutte pour que la banque britannique ne finance plus cette exploitation au vu de l’urgence climatique. Cette volonté se répand à l’ensemble de l’Union Européenne, qui votera en mai une première résolution sur le sujet. 

Résolution européenne et banque, quel lien ? 

Ce groupe d’actionnaire faisant pression sur la banque Barclays pour suspendre le financement d’activités destructrices de l’environnement n’est pas le premier en date. Cependant, c’est la première fois qu’une résolution sur le changement climatique sera proposée au vote à une banque européenne. Au vue des financements des banques peuvent être conséquent, Barclays aurait financé plus de 85 milliards de dollars pour les énergies fossiles depuis 2015. C’est pourquoi il est nécessaire d’agir contre de telles politiques environnementales. 

Quelles sont les avancées dans le secteur en faveur du développement durable ? 

Le secteur bancaire a déjà commencé à inscrire sa politique de financement et sa stratégie d’investissement au sein des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Ces critères témoignent de l’importance de l’éthique dans chaque investissement d’une société. Aujourd’hui, de plus en plus de banques respectent ces critères, et deviennent presque une norme. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir en ce qui concerne les petites banques ainsi que les banques dans les pays de l’Amérique du Nord et de l’Asie Pacifique. L’Europe de l’Ouest, l’Amérique latine ainsi que l’Afrique quant à eux, sont pionniers dans le financement éco responsable. 

Quels acteurs favorisent ces progrès ? 

Si les actionnaires sont des bons moyens de pression sur les sociétés, les banques centrales également poussent le secteur bancaire à changer leurs modes de fonctionnement pour se tourner vers une meilleure éthique dans leur stratégie de financement. Qui plus est, des études montrent un lien entre le respect des normes ESG et les marges des sociétés. Ainsi, cette nouvelle stratégie est bénéfique et ne remet pas en cause la performance des banques concernées. 

Aujourd’hui, les emprunts indexés sur la performance ESG sont de plus en plus communs, surtout en Europe. La finance verte est également au coeur des innovations dans le secteur financier. La conférence annuelle des Principes pour l’investissement responsable réuni tous les ans près de 2000 professionnels de la finance verte. Ainsi voit-on l’effort et l’engagement de la finance dans l’environnement, même si les preuves et les actes sont encore trop superficiels. 

SOURCES :

https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/pri-la-finance-verte-a-lepreuve-des-actes-1132213
https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/financements-des-energies-fossiles-les-banques-europeennes-sous-pression-1161669
https://www.novethic.fr/lexique/detail/esg.html

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