// Par Mariama Fofana //

Il y a environ un mois, Emma avait écrit un article au sujet du coronavirus et de son impact sur l’économie chinoise. À l’époque, les effets commençaient à peine à se faire sentir sur le marché des finances occidentales mais les craintes étaient bien réelles. Lundi dernier, c’est devant la France entière que le président de la République française (Emmanuel Macron) a déclaré : « nous sommes en guerre ». Mais comment en sommes-nous arrivés à une telle situation?

Que se passe-t-il actuellement ?

Le covid-19 est un virus qui de la Chine, s’est rapidement propagée dans le monde entier, faisant des ravages de part sa difficulté à trouver un remède, et surtout, sa longue période d’incubation –14 jours. Aujourd’hui, le covid-19 second épicentre se trouve en Europe, plus particulièrement l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne. Mais comment en sommes-nous arriver à devoir faire face à plus de 4000 morts en Europe sachant que nous avions vu la menace arriver ?

Pendant assez longtemps, les gouvernements européens ont décrit la menace comme étant lointaine. Selon eux, être vigilent suffisait amplement pour contrer ce virus. À l’arrivée de la maladie sur le territoire français, le nombre de cas a progressivement augmenté, toutefois, seul le stade 2 avait été annoncé. Ce n’est que le jeudi 12 mars que le président de la République a annoncé la fermeture des écoles et la prise de mesures aidant les aides soignantes. Aujourd’hui, la France est à l’arrêt : seuls les commerces alimentaires, pharmacies, tabac et lieux médicaux restent ouverts. De plus, les déplacements des Français ont eux aussi été limités : les sorties ne sont acceptées qu’en la présence d’une autorisation dument complétée et dans des cas particuliers (ex. acheter des médicaments, aller rendre visite à quelqu’un dans le besoin). Tous les rassemblements de plus de 100 personnes sont formellement interdits.

Ça touche l’économie…

Une raison pouvant justifier la réticence de l’État au fait d’annoncer le stade 3 est l’impact irréversible qu’il a sur l’économie. En effet, avant même que les petits commerces et autres lieux (de divertissement) ne soient fermés, beaucoup de restaurants ont temporairement dû mettre la clé sous la porte car ils étaient menacés par la faillite. En l’absence de clients, les charges devenaient trop importantes et signifiaient que rester ouvert amenerait plus de pertes que de gains. Ceci est notamment dû aux fausses-idées malheureusement diffusées sur pas mal de réseaux sociaux qui laissent entendre que le covid-19 a une nationalité (chinoise) et donc que tout ce qui s’approche de cette culture constitue une menace. L’État ne voulait au départ pas fermer les écoles pour la raison suivante : fermer les écoles forcent les enfants à rester à la maison, ce qui implique que les parents doivent soit trouver une aide, soit arrêter de travailler pour le faire eux-mêmes. Or, si plus personne ne va au travail, cadre comme ouvrier. L’économie cesse. 

… mais surtout la finance…

À l’échelle mondiale, le covid-19 a causé la fermeture de nombreuses usines chinoises comme la géante Foxconn, et donc l’arrêt de production de nombreux produits parfois indispensables dans la Division Internationale du Travail. Les marchés sont donc fortement touchés : depuis le 21 février 2020 l’indice du CAC a fait une variation de -32,85%. Mais ce n’est pas la seule à connaître un tel niveau de crise, le Dow Jones a perdu 13,5% entre le 6 février 2020 et le 6 mars. Cette évolution inquiète investisseurs qui demande une « mise en quarantaine de la bourse ».  De la même façon, les fonds d’investissement qui avaient su tirer des leçons de la crise des subprimes, semblent malgré tout pris au dépourvu. Ils veulent éviter, ou plutôt limiter, tout vent de panique qui pourrait aboutir à une vague de liquidation inutile. Ils recommandent donc aux entreprises dont ils sont actionnaires d’user intelligemment les lignes de financement dont ils disposent. Tout ça dans le but de limiter les pertes liées à la trésorerie. Enfin, il y a un peu plus d’une semaine, les banques françaises ont accordé un moratoire de six mois pour le remboursement des crédits d’entreprise, donnant priorité aux PME qui font face à une crise parfois destructrice.

Une lutte commune.

Pourquoi la plupart des États les plus touchés ont-ils décrété le confinement ? Le but est d’« aplatir la courbe », c’est-à-dire stopper le développement de la maladie afin que les services hospitaliers puissent gérer cette vague de cas (voir l’image).

Très lentement, la recherche de remède se développe, des laboratoires comme Sanofi semblent montrer des résultats fructueux. De plus, la région de Wuhan, à l’époque épicentre, ne connaît plus de cas depuis maintenant plus de quatre jours consécutifs. La Chine a commencé à connaître de bonnes avancées concernant sa lutte contre l’épidémie lui permettant de retourner l’aide qui lui avait été accordée. Elle a notamment envoyé près d’un million de masques aux hôpitaux italiens, mais aussi et surtout, beaucoup d’aides de médecins spécialisés en Europe. D’autres États d’Amérique latine comme Cuba qui prêtent leur aide. Un dernier voile pèse concernant le covid-19 : le cas de l’Afrique. En effet, elle qui semblait jusqu’à longtemps être épargnée, commence à faire face à de plus en plus de cas. Son arrivée s’est faite en décalée et une chose est à craindre : auront-ils les moyens de lutter contre cette épidémie ? Disposeront-ils de toute l’aide nécessaire ? On constate toutefois une « union des États » quasi globale, du jamais vu en temps de guerre. Nous sommes tous unis comme un seul et même ennemi. Nous pouvons tous lutter contre lui à notre échelle, c’est pourquoi il est important de rester chez soi.

  • Article d’Emma sur le covid-19 : http://skemafinance.fr/2020/02/13/le-coronavirus-va-t-il-rendre-malade-leconomie-chinoise/

Sources :

https://www.lesechos.fr/finance-marches/ma/les-fonds-dinvestissement-sur-le-qui-vive-face-a-la-crise-1187636
https://www.boursorama.com/tag/coronavirus-bourse

lactualite.com/sante-et-science/covid-19-aplatir-la-courbe-pour-gagner-au-limbo

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